Chers lecteurs,
Je vous apporte une bonne et une triste nouvelle. La bonne, c’est que mon incursion en Yunnan s’est bien déroulée, et je posterai à partir du 16 mai le récit de mes aventures. Cependant, la mauvaise, c’est que l’heure du départ a sonnée : Mon envol est désormais programmé et je quitterai ma ville d’accueil, Hong Kong, le 24 mai c’est-à-dire dans environ deux semaines.
Wanchai, Hong Kong Island
Je me souviens quand j’ai ouvert ce blog, il y a presque un an : immature, je n’avais pas encore vingt ans, et je me demandais ce qu’était la Chine. Aujourd’hui, je
suis toujours aussi irresponsable mais je pense avoir une vue plus précise de l’endroit où j’ai vécu neuf mois. A ce titre, j’aimerai profiter de ce billet pour faire un article conclusif
sur Hong Kong, mon bilan, ma synthèse.
Que dire ? Tout d’abord, Hong Kong est une mégapole et comme toutes les mégalopoles, elle est particulièrement contrastée. On trouve ce mot dans tous les livres de voyage, pour décrire à peu près toutes les destinations du monde mais je n'ai jamais lu d'explications concrètes de ce que cela signifie. Je pense que Hong Kong est un bon outil pour expliquer ce phénomène. En effet, la géographie de l'agglomération a particulièrement amplifié ce mouvement de multiformité : composée de nombreuses îles et de montagnes, ses barrières naturelles font encore plus ressortir les contradictions de la ville. A Hong Kong Island, les centres financiers et économiques côtoient les forêts tropicales et les monuments historiques bordent des discothèques. A Lantau Island, les populations locales les plus pauvres cohabitent avec des touristes étrangers, fortunés et attirés par la beauté des paysages. A Kowloon, ce sont les écoles, les universités et les quartiers résidentiels bourgeois qui frôlent les maisons closes et les casernes militaires. Quant aux New Territories, ils ressemblent à une ville banale de Chine continentale : saleté, plans d’urbanisme ratés, petits marchés traditionnels et folklore Chinois y sont monnaie courante. Enfin, n'oublions pas l'essentiel: Hong Kong est une perle libérale dans un pays autoritaire et communiste.
Que faire à Hong Kong ? Tout dépend de vous. Généralement, comme la ville est particulièrement hétérogène, on y trouve de tout. Personnellement, j’aime la campagne et les zones rurales. A ce titre, Taï O, un adorable village de pêcheur est probablement l’endroit que j’ai le plus préféré dans la région. Un autre endroit joli et paisible est le Lion Rock Park. Si vous préférez faire du shopping, ou si vous appréciez l’histoire, vous serez également satisfaits par Hong Kong et son vaste réseau de musées et centres commerciaux.
Beaucoup disent que Hong Kong est une ville occidentalisée, c’est à mon avis une erreur. Hong Kong est profondément chinoise, même si sa façade est celle d’une ville occidentale. Tant mieux ! Vous pourrez par exemple y trouver des serpents, des boutiques de médecine Chinoise voire prier dans des tours d’acier et de verres. Original, non ?
Voyager à Hong Kong, c’est aussi utile pour voyager dans toute l’Asie. C’est une sorte de plateforme accessible puisqu’aucun visa n’est nécessaire pour y accéder, qui par contre vous permettra de postuler pour des visa de touristes dans les pays d’Asie car la ville accueille énormément de consulats puis de partir n’importe où car Hong Kong a un aéroport intégré dans les flux mondiaux.
Mais, chers lecteurs, rassurez-vous, car si sa raison d’être n’est plus, ce blog n’est pas clos, mon retour à la patrie n’étant toujours pas prévu. J'errerai en Chine pendant encore deux mois et je rentrerai en France fin juillet, des aventures que je vous conterai également sur ce site.
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