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La parenthèse durant laquelle je tombai malade (11/12)

par Matt 1 Mai 2016, 07:29 Journal

La parenthèse durant laquelle je tombai malade (11/12)

Ca y est ! C'est le dernier jour de ce voyage de groupe, nous coninuerons notre voyage désormais seuls. Avant de nous laisser à nous-même, le bus et les organisateurs du voyage nous obligent naturellement à visiter des bijouteries supplémentaires afin de nous pousser à la consommation (ahh, je n'en peux plus) puis nous sommes réellement enfin libérés de ce projet si mercantile. Nous disons rapidement au revoir à nos amis de voyage puis nous partons.  

 

Je me sentais mal pendant le trajet - non pas à cause des bijouteries - mais à cause de migraines, ne sachant pas trop pourquoi. je ne m'inquiète pas outre-mesure. Par contre, mon état empire rapidement à la sortie du bus. Alors que nous nous dirigions vers la gare pour prendre le train vers la prochaine étape de notre voyage, la vile de Guilin, mon état s'aggrave de façon importante. Je n'arrive quasiment plus à marcher et j'avais probablement à ce moment une forte fièvre. 

 

Le chemin du bus au train fut proche du purgatoire ; l’intensité de la fièvre me rendait proche de l’état hallucinatoire. Comme un zombie, je parcouru la ville. La masse de Chinois dans la rue m’apparaissait comme des ombres indistinctes, et le soleil couchant m’inondait progressivement dans ses ténèbres. Ce quartier, que j’avais déjà exploré m’apparaissait changé ; Je trainais mon corps comme un boulet, sachant que je ne pouvais m’arrêter dans une rue Chinoise : ses habitants peuvent vous laisser mourir dans la rue sans remord.  

 

Lorsque j’arrivai dans le train, je croyais que ce serait une libération, mais ce ne fut que la continuation et l’aggravation de mon état. Je montai immédiatement dans mon lit et m’endormit instantanément. De cette nuit, j’ai simplement le souvenir disparate de mon camarade de voyage qui m’appliquait des compresses. Mon voisin de lit était une infirmière, un coup de chance...

Pagodes de Guilin

Pagodes de Guilin

Alors, j'arrête tout de suite le suspense : je ne suis pas mort de ma mystérieuse maladie.

La maladie s’était installée en moi rapidement avec une puissance saisissante. Elle partit aussi vite qu’elle était venu, et je fus soigné en une nuit, sans même utiliser de médicaments. A mon réveil, seule une grande fatigue et un rhume demeuraient, mais plus la fièvre.

Nous choisissons de dormir dans un hôtel de bon standing, qui je dois l'admettre était quand même stylé, à côté de la gare pour seulement 169 yuans ; quelle bonne affaire. Il y a même un ordinateur dans la chambre, et ô miracle, une baignoire, j’en profite pour prendre un bain immédiatement pour me reposer et me soigner.

Alors que nous regardions les horaires de bus sur l'ordinateur de l'hôtel, je constate qu'il y a Counter strike 1.6 sur le bureau... mais par contre, toujours le même Internet Explorer 5.0 totalement obsolète, incapabe d’ouvrir lemonde.fr sans planter.

En français dans le texte ! Mais il ne connaisse pas les accents...

En français dans le texte ! Mais il ne connaisse pas les accents...

Par la suite, nous nous baladons dans Guilin et allons dans un parc très sympa. Evidemment, cela se passait trop bien alors la providence nous punissa d'une pluie torentielle, nous obligeant à prendre un taxi. Par pure coïncidence, dans ce coin perdu de Chine, nous voyons des Françaises de notre université à Hong Kong courir sous la pluie, ce qui est assez incroyabe. Il y a à peu près une chance sur un milliard qu'on les rencontre...

Après notre balade, je m'endormis rapidement, bercé par CCTV15 (chaine musicale). Quelle ne fut pas ma surprise le lendemain, dans le magasin de l’hôtel, une employé parlait quelques bases en français et parlait bien anglais. C’est rare ! Malheureusement, je n'ai pas pu contempler cette personne bien longtemps, puisque nous devons déjà partir pour Yangshuo, une région magnifique.

Fleuve de Guilin

Fleuve de Guilin

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